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La Directrice du Bureau Sous-Régional de l’OIT pour l’Afrique Centrale, Madame Alice OUEDRAOGO, venue au Gabon pour le lancement du rapport global de l’OIT sur le travail des enfants dans le monde, a eu une séance de travail avec le Bureau Exécutif de la CPG. L’ordre du jour a porté sur : - La présentation du rapport sur le travail des enfants dans le monde, - Les rencontres effectuées avec le gouvernement et les organisations des travailleurs, - La collaboration entre le BIT et la CPG. Etaient présents : Pour l’OIT Mme Alice OUEDRAOGO, Directrice du Bureau Sous-Régional de l’OIT pour l’Afrique Centrale Pour la CPG - M. Edouard VALENTIN, Vice-Président chargé des Affaires Sociales, - Mme Félicité AWASSI, personne ressource OIT, BIT, OIE. Assistant : M. Régis LOUSSOU KIKI, assistant du secrétaire général. I - La présentation du rapport sur le travail des enfants dans le monde Le rapport de l’OIT révèle une recrudescence du trafic des enfants et des femmes organisé en réseau dans la sous région. Ce qui a conduit les Etats à la mise en place d’un cadre juridique approprié et à la signature des accords bilatéraux ou multilatéraux avec les Etats frontaliers pour son éradication. L’assistance de l’OIT a été nécessaire pour l’identification des acteurs impliqués dans ce trafic, ainsi que des circuits empruntés. En effet, le Gabon est pour sa part un pays d’accueil des enfants issus de ce trafic. Pour lutter efficacement contre ce trafic, le Gabon vient de se doter d’une loi sur le trafic des enfants. Toutefois, il ne faut pas omettre que la législation gabonaise rend obligatoire la scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans. Malheureusement, le constat fait, démontre qu’après cet âge, beaucoup d’enfants ont quitté les bancs de l’école à la recherche d’un travail, cela pour plusieurs raisons. Si les jeunes sont intégrés dans un cadre formel et réglementé, il y a moins de chance de les voir être récupérés par la rue ou des employeurs peu enclins à respecter leur dignité. Aussi, le développement d’un apprentissage en entreprise pour les jeunes pourrait être une solution afin de leur donner l’opportunité d’apprendre un métier dans un cadre légal et avec des salaires dignes.
II - Les points abordes avec le gouvernement et les organisations des travailleurs. Madame la Directrice a fait le résumé de l’entretien qu’elle a eu avec la Ministre du Travail et de l’Emploi sur le problème de la représentativité des syndicats qui peut constituer un frein au dialogue social dans l’entreprise. Abordant le problème du chômage, de la réduction de la pauvreté et celui du travail des enfants, Madame la Directrice a rappelé le rôle que doit jouer le comité intersectoriel pour la formulation des politiques économiques et sociales intégrées issuse du sommet de OUAGADOUGOU. Ce plan d’action définit les orientations et les objectifs de chaque Etat. Elle a toutefois rappelé à la CPG le rôle qu’elle peut jouer pour amener le gouvernement à créer ce cadre de tripartite.
III - La collaboration entre le BIT et la CPG La collaboration entre le BIT et la CPG se déroule dans de bonnes conditions, a tenu à préciser la Madame la Directrice. Elle a profité de cette occasion pour dire au Bureau Exécutif de la CPG, de vive voix, que le Bureau de l’OIT à Genève a approuvé son programme pour cette année. Ce programme s’articule de la manière suivante : La formation des cadres et chefs d’entreprises. L’entreprenariat féminin. Cette activité, qui a vu un fort engouement des femmes chefs d’entreprises, est maintenue. Cependant, le BIT exige qu’une sélection plus rigoureuse des participantes soit faite par la CPG. Par ailleurs, les associations et ONG pourraient bénéficier d’un financement via d’autres départements du BIT, dans le cadre de la coopération entre le Ministère de la Famille et la CPG. La mise en place d’un plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA en milieu professionnel. En effet, la volonté de la CPG dans la mise en place d’une stratégie cohérente en milieu du travail n’est plus à démontrer. Depuis 2003, la CPG a entrepris plusieurs actions de sensibilisation à l’endroit des entreprises. A coté de ces actions, les entreprises réalisent des actions isolées de lutte contre le VIH/SIDA en milieu professionnel de manière ponctuelle. Ces actions coordonnées et soutenues auraient un impact plus important au regard du taux de pénétration de cette pandémie au sein de certaines entreprises. Ces actions ne sont malheureusement pas connues du grand public. La création d’un Ministère chargé des malades du SIDA et des orphelins du SIDA s’avère nécessaire pour une définition d’une stratégie globale nationale de lutte contre le VIH/SIDA. Ce ministère doit mettre en place une politique de communication pour le changement de comportement vis à vis des malades du SIDA. Mais, il est important de prendre en compte les aspects socio-culturels du Gabon pour une lutte efficace de cette pandémie en milieu professionnel. Plus rien étant à l’ordre du jour la séance est levée à 10 heures. Le Président
Henri-Claude OYIMA
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