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RENCONTRE CPG / FMI DU 14 février 2005
OBJET : PERSPECTIVES DU PATRONAT POUR L'ANNEE 2005 Le lundi 14 février 2005, Le Bureau Exécutif de la CPG a été convié à rencontrer le Fonds Monétaire International (FMI) en visite au Gabon. Etaient présents à l'occasion de cette rencontre, Pour le bureau exécutif de la CPG : Madame : Christiane QUINIO Messieurs : Henri-Claude OYIMA, Jean-Claude BALOCHE, Christian KERANGALL, François OMBANDA, Richard PAGES, Jean-Bernard. SAULNEROND et Edouard Pierre VALENTIN. Après l'introduction du représentant du FMI qui désire connaître les perspectives du patronat Gabonais pour l'année 2005, le président de la CPG souhaite que le FMI présente au préalable l'état d'avancement du programme signé entre le FMI et le Gabon. Le représentant du FMI, rappelle qu'il s'agit d'un programme en cours depuis le mois de mai 2004 qui doit prendre fin en juin 2005 et sera à la base d'un accord de rééchelonnement de la dette extérieure de l'état Gabonais. Cadre de ce programme :
- mettre en place les équilibres financiers
- apurer les dettes de l'Etat
- améliorer les rapports avec les bailleurs de fonds.
Objectif : Mettre en place les bases pour un programme sur plusieurs années, avec une stratégie, il s'agit du DSRP. Au terme de cette brève présentation du FMI, les interventions de la CPG ont fait ressortir l'analyse suivante :
- L'année 2004 est considérée comme une année de récession, avec pour corollaire l'absence de création d'emplois, seul objectif aujourd'hui sauver les emplois existants. La CPG rappelle que les investissements sont liés au règlement de la dette intérieure d'une part, mais également à la loi de finances qui, à ce jour, n'est pas encore publiée pour l'année 2005.
Par ailleurs pour beaucoup d'entreprises les difficultés sont liées :
- A l'absence d'incitation fiscale.
- Au non-respect de la parole donnée.
- Aux contraintes administratives.
- A la parafiscalité (avec la création chaque jour de nouvelles taxes)
- A une réglementation des changes trop lourde.
- A un droit du travail trop rigide, qui ne permet pas aux entreprises de s'adapter rapidement aux réalités économiques.
- A une défaillance du système de protection sociale qui se traduit par la prise en charge de l'employé sur le budget de fonctionnement de l'entreprise.
- A un problème de fiabilité de l'encadrement judiciaire
- A une absence de projet fiable qui entraîne une surliquidé des banques.
Lors de cet échange, le FMI a rappelé pour sa part à l'Etat son obligation de procéder le plus rapidement possible, après le vote du budget, à la publication de ce dernier. Il paraît en effet, pour le FMI indispensable, pour restaurer la confiance des entreprises privées envers l'Etat, que ces dernières soient informées le plus tôt possible des lignes budgétaires disponibles. S'agissant des perspectives, la CPG pense qu'il faudrait pour relancer entre autre la filière bois, grande pourvoyeuse d'emploi, mettre en place un cadre de réflexion. A cet effet, elle suggère la mise en place d'une équipe pluridisciplinaire et multisectorielle. Le patronat pense que l'abolition du monopole de la SNBG ne suffira pas à relancer la filière, une réflexion approfondie reste indispensable.
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